samedi 26 septembre 2009

Les Balcons de Belledonne en tricycle

Après une première virée en Chartreuse la semaine passée, voilà que j'avais de nouveau un créneau aujourd'hui pour aller aérer le MP3. Ne ratant pas l'occasion, c'est donc une nouvelle fois de façon improvisée et en solo que je suis parti, direction le massif montagneux en face de celui de la semaine précédente, j'ai nommé Belledonne. 

Pour un Grenoblois, les Balcons de Belledonne sont une classique incontournable, qu'on fasse cette balade en bicyclette, en moto, en scooter, en auto, à pied, en deltaplane ou en papamobile... Et pourtant, local de l'étape depuis 39 ans, je ne l'avais encore jamais fait d'une traite. Heureusement, voilà enfin ce crime de lèse-majesté effacé...
Or donc, c'est avec des conditions météo quand même bien meilleures que le week end passé que je m'embringue dans le trajet. Un plein d'essence et hop, c'est parti direction Uriage les Bains, son casino ses thermes et tout le toutim. On oblique à gauche et on enchaine St Martin et le Pinet d'Uriage. On poursuit vers la combe de Lancey (attention aux gravillons mesquins dans certains virages ...). Allez, première pause photo pour donner un ordre d'idée du coin :
En route pour les Balcons de Belledonne

Et puis une autre un peu plus loin, tiens :


Bref, je poursuis ma route peinard, toujours à mon rythme sénatorial dès lors que ça monte (en moyenne 60 km/h poignée dans l'angle), mais c'est toujours autant sympa de se balader comme ça. Et puis, y'a pas l'feu au lac comme disent nos potes du côté de Genève. Les villages de montagne défilent, les champs et les paysages encore verdoyants aussi. Première halte au col des Mouilles. Il fait à peine plus frais qu'en vallée...


Et surtout, j'ai fait environ la moitié de la partie la plus chouette de la balade. Direction Allevard !

En fait de balcon, cette route parcours le flanc de la montagne et suis donc son profil géologique au plus près. On passe donc de combe profonde, sombre et presque froide en sous-bois puis en croûpe ensoleillée, tout ceci s'enchainant avec une récurrence étonnante. De même, on enquille une montée raidillonne juste avant d'enchainer sur des descentes viroleuses à souhait, les épingles à cheveux n'étant pas rares. Et voilà le second col qui se pointe, le col des Ayes, lequel dessert, pour ceux qui pratiquent les sports de neige, la station des Sept Laux en ses satellites de Prapoutel et de Pipay.


Et voilà un petit aperçu des décors que l'on traverse par cette route si enjôleuse...

Sympa comme coin, non ?


Le dénouement approche. Après une dernière côte qui finit d'essouffler mon vaillant, mais laborieux, destrier je parviens enfin au col du Barrioz, bien connu dans la région par tous les amateurs hivernaux de ski de fond et autres joyeusetés qui vous fatiguent les guiboles plus vite qu'il n'en faut pour fumer une clope. Tiens, en parlant de clope, si je m'en grillais une, le temps de faire une petite photo.

Bon, et si j'enquillais la descente vers Allevard, parce qu'après il faudra vite rentrer, le petit vient de se réveiller de sa sieste à la maison... Allez, juste une halte pour immortaliser le pays d'Allevard et son lac (artificiel bien sûr...).


Et pour les bigleux qui n'ont pas vu le lac sur la photo ci-dessus, le revoilà en plus gros :


Bon, eh ben faut rentrer, alors je passe par le plus rapide : St Pierre d'Allevard, Goncelin et puis toute la vallée du Grésivaudan, mais cette fois-ci sans la pluie, pas comme la semaine dernière. Cela dit, il s'en est fallu de peu ! Les collègues motards rentrés une heure plus tard doivent encore être en train d'essorer leurs affaires vu l'orage monstrueux qu'ils ont pris sur le carrosse. De là à dire qu'il n'y a de la veine que pour la canaille...

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