jeudi 18 juin 2026

Le Moucherotte (et un peu plus !) à VTTAE

Après un hiver plutôt bien chargé en neige et du blanc sur les reliefs jusqu'au mois de mai, il est venu le temps de la verdure et des pneus à crampons en lieu et place des peaux de phoque ! Depuis la cuvette grenobloise ou sur le plateau du Vercors, le Moucherotte est un incontournable point de passage, voire de pèlerinage. Pour fuir (un peu et temporairement) le coup de chaleur qui nous assomme, l'option matinale est choisie pour profiter à plein de la balade...


Ayant choisi de ne pas me contenter du sommet du Moucherotte en aller-retour, j'ai préféré me garer à Lans en Vercors, ce qui me permettra de profiter d'une descente plus longue. Départ donc du parking du site d'escalade et montée efficace par la route jusqu'à la station. D'ici, je choisis de monter par la piste. Celle-ci est bien roulante et ne secoue pas trop, au moins jusqu'à ce que l'on croise la dernière bifuraction vers les Ramées. Après, ça se dégrade nettement, les cailloux devenant omniprésents et vous secouent copieusement jusqu'à atteindre le sommet, soit sur environ deux kilomètres.

Sous les Ramées, en direction du sommet qui se dessine au fond

Parvenu au sommet, la vue panoramique à 360°, même lorsque l'on sait à quoi s'attendre, est toujours aussi époustouflante : du Mont Blanc à Belledonne, de la Chartreuse au Trièves et tout le plateau des Quatre montagnes, on peut juste rester là sans rien dire ni faire d'autre qu'observer. En ce matin paisible, il est encore tôt, les randonneurs à pied ne sont pas parvenus jusqu'ici. Je suis seul, dans le vent frisquet qui balaie souvent ce sommet, avec pour seuls témoins les oiseaux moqueurs et les marmottes qui piaillent sans se montrer. Juste se poser debout au bord du vide, les yeux plongés dans l'horizon, est un instant qui mérite d'être emmagasiné parce qu'il vous ressource pour un moment.


On pourrait rester là pendant des heures...

Pour faire une belle balade ici, on ne peut pas redescendre sans passer par l'un des plus beaux spots, à, savoir le plateau des Ramées. Ce petit écrin de verdure dans l'océan minéral calcaire vaut à lui seul de venir ici. En se rapprochant de la crête, on peut zigzaguer (prudemment !) dans les lapiez magnifiques typiques du Vercors, mais aujourd'hui la prairie est si belle que je me contenterai de poser mes roues ici pour profiter d'un flow de roulage inédit ! Et encore une fois, pas âme qui vive pour perturber "mon" moment...


Au prix de quelques coups de pédales supplémentaires, je rejoins le Vertige des cimes, qui semble être devenu une vraie attraction touristique aussi bien hivernale qu'estivale. Il faut bien dire que la vue offerte depuis ici est sensationnelle et que son accessibilité contribue à la fréquentation. Pour quiconque n'est n'est pas habitué à la verticalité et à se retrouver plein gaz, on doit reconnaître que poser les pieds sur ce treillis métallique suspendu au dessus du vide à de quoi impressionner, mais l'expérience en vaut la peine. Et même si l'on ne monte pas dessus, le panorama est unique...



La journée est tellement belle et la verdure attrayante que je décide ne pas m'en tenir là et j'enchaîne donc sur le parcours des crêtes de Lans qui conduit jusqu'au sommet des remontées mécaniques de la station en longeant la ligne de bord (relatif le bord, hein !) des falaises de la face est du Vercors. Et pour faire bonne mesure, pourquoi pas poursuivre jusqu'au Allières, pousser jusqu'au belvédère qui ouvre la vue sur Villard de Lans et Corrençon, puis naviguer sur les belles pistes conduisant jusqu'à la Croix des Suifs. Ce sera l'occasion de croiser un gros daim, aussi surpris que moi... Ici, la nature est riche et se laisse approcher plutôt facilement.


Un peu plus de 31 kilomètres et environ 1300 de D+, aucune difficulté technique particulière, mais une rando que je conseille à quiconque souhaite se régaler d'un des plus chouettes coins à proximité de Grenoble...

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