samedi 25 mars 2017

Essai BMW R NineT Racer

Journée portes ouvertes chez Moto Speeder, mon concessionnaire grenoblois favori, soleil au rendez-vous... Ne serait-ce pas une belle occasion pour aller essayer la nouvelle coqueluche de la gamme Heritage de BMW, à savoir la R NineT Racer ? Bien sûr que si !


Pour tout dire, j'étais fort dubitatif avant même de monter en selle et actionner le démarreur. La La présence des guidons bracelets et des commandes reculées induisent en effet une position de pilotage typique des racers, mais pas vraiment dans mes habitudes, loin de là. Qu'à ce la ne tienne, autant ne pas mourir idiot, il faut donc essayer. Je démarre donc cet essai en me disant que c'est parti pour une belle partie de souffrance pour mes poignets, mes genoux, mon dos et mon cou.

C'est donc avec une énorme surprise que je me suis finalement trouvé fort bien installé sur cette machine pourtant radicale ! Certes, le "confort" dont on parle ici n'est pas celui d'une GT ou d'un maxi-trail, mais je me suis calé parfaitement à mon aise. Ma taille de jockey pygmée (1,72 m) doit néanmoins y contribuer, et je subodore que les grands gabarits seront vraiment à l'étroit.




Dès qu'elle roule, cette Racer distille une grande facilité, propre à toute les NineT (et souvent aux BMW en général !). Le pilotage est totalement instinctif malgré la position peu orthodoxe, la mise sur l'angle et la conduite de courbe sont des formalités. Les suspensions semblent moins taper que sur le Scrambler qui m'a paru plus sec, mais il faut reconnaître qu'il vaut mieux rester sur des routes au bon revêtement parce que dès que le bitume se dégrade, ça secoue fort dans les poignets.

Soyons honnêtes, la position de pilotage incite naturellement à mettre du gaz et, bien que cette moto ne soit pas une sportive, on doit pouvoir enquiller des virages à un rythme déjà fort soutenu. On se prend néanmoins à rêver d'un Racer encore plus pointu qui bénéficierait de la fourche réglable du NineT pour encore plus de précision et d'efficacité. Visser la poignée de droite est d'autant plus naturel que c'est la pression de l'air sur le buste du pilote qui soulage l'appui sur les poignets et rend la machine agréable. Et comme le flat 1200 air aime bien donner de son gros couple, l'"enroulé-rapide" deviendra rapidement la meilleure façon de se faire plaisir au guidon de cet engin.




La superbe tête de fourche avec sa mini-bulle est surtout là pour des questions esthétiques, parce qu'en termes de protection, ne vous attendez pas à l'équivalent du carénage d'un 12 RT ! En revanche, cette disposition permet une implantation parfaite des rétroviseurs pour une vision arrière (enfin) efficace au delà des coudes.

La selle est bien assez confortable pour le programme de cette moto. Semblable à celle du NineT elle est certes moins jolie que la magnifique selle marron du Scrambler, mais un tout petit peu plus large et cela fait une nette différence. Le cul de selle donne un style magnifique et finit superbement l'ensemble de la ligne de cette moto en configuration monoplace. Le tableau de bord est assez complet et lisible, ne manque réellement qu'une jauge à essence. Je préférais personnellement celui de l'ancien NineT avec le petit OdB en forme de T au milieu des compteurs...

Puisque l'on parle de style, attardons nous sur les détails que les esthètes du café racer ne pourront pas laisser en l'état s'ils se décident pour cette moto. Le pot d'échappement d'abord. Disons que ce silencieux est aussi laid qu'il dispense une sonorité sympathique ! Car oui, il claque un sacré joli bruit et pétarade même un peu à la décélération. Mais dieu qu'il n'est pas raccord avec le style de la machine. Il faudra nécessairement passer par la case accessoire/option pour mettre le bel Akrapovic que mérite ce Racer. Second point, les jantes à bâtons. Oui, c'est moins cher et plus facile à nettoyer, mais bon... un café racer c'est aussi (qui a dit surtout ?) le style. Les jantes à rayons me paraissent donc être également une option à choisir de façon évidente.




Alors, bilan de cet essai ? Je dois avouer que c'est une surprise totale pour moi. Contrairement à mes craintes, la position de pilotage est très agréable... tant qu'on roule "pour de vrai". On se fera martyriser à basse vitesse ou en ville, mais cette moto n'est pas faite pour cela. Et dès qu'on prend la clé des champs, le plaisir de conduite est total. C'est d'autant plus vrai que la partie cycle fait très bien le job et que le boxer 1200 propose puissance et couple en abondance. Le style et le look de cette moto ne laissent pas indifférent non plus. Le Racer attire les regards et flattera à coup sûr l'égo de son propriétaire.

Cette NineT Racer est l'archétype de la moto plaisir, plaisir égoïste qui plus est. Cela a un coût non négligeable, car en plus du tarif relativement élevé de base, il faudra rallonger un peu l'addition pour l'optionner de façon à la parfaire. Mais croyez-moi, cela vaut le coup pour les sensations au guidon de cette moto !

1 commentaire:

  1. J'ai également pu monter sur la bête, à l'arrêt ^^, j'étais un peu déçu par la position, mais c'est vrai aussi que mes motos habituelles sont loin d'être aussi extrême. Mais quel bijou.. merci pour l'essai.

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