samedi 13 juillet 2019

Essai BMW R 1250 RS Sport

Il y a un peu plus de trois ans, dès sa sortie, j'étais allé essayer la R 1200 RS, curieux de découvrir ce que signifiait le concept Reise/Sport du côté de la Bavière. J'avais trouvé une excellente moto clairement adaptée aux deux aspects de sa dénomination, à savoir voyer loin et pouvoir être "malmenée" en mode sportif. Malgré tout, subsistaient quelques détails fâcheux de mon point de vue. La nouvelle version 1250 les efface-t-elle ?

Je ne redirai pas toutes les spécificités de ce modèle ni ses qualités, déjà exprimées dans mon essai de la première version 1200 de cette RS. Je préfère m'attacher ici à détailler ce qui a changé... et il y a de la matière !

Si la 1200 m'avait laissé sur ma faim du côté du freinage, qui manquait vraiment de mordant à l'attaque du levier, il en a été complètement à l'inverse sur cette 1250. Je me suis même carrément fait surprendre au premier coup de frein en "plantant" l'avant en ayant à peine tirer le levier droit. Quelle métamorphose ! Et pourtant cette RS, comme la R 1250, ne bénéficie pas du nouveau système de freinage mis en place sur les GS et GSA. Bref, on pourra tranquillement gérer désormais le freinage avec seulement deux doigts au levier. En revanche, tout comme sur l'ex 1200, j'ai trouvé l'ABS du frein arrière assez intrusif car se déclenchant très tôt.






Un autre point qui méritait selon moi d'être amélioré était le tableau de bord. Sur la 1200 il était complet bien bien trop peu lisible, sur la 1250 l'adoption du désormais classique pavé TFT couleur fait encore une fois miracle. Tout est parfaitement clair et même l'éclairage du soleil ne nuit jamais à la lisibilité de ce combiné que je trouve magnifique.
N'ayant toujours que trop peu de temps pour un essai routier, je ne me suis jamais attardé sur les fonctionnalités approfondies qu'apporte cet écran TFT, ni sur l'interactivité qu'il propose avec un smartphone ou un intercom. Mais au vu de la taille du chapitre du livret d'utilisateur sur ce sujet et de la pléthorique information disponible sur le web via les fora dédiés à la marque à l'hélice, on peut se dire que c'est TRÈS complet !






Mais le plus gros changement, c'est bien sûr l'adoption du nouveau bloc 1250 à distribution variable déjà disponible sur les GS/GSA, RT, et R, que j'ai déjà tous essayés. Sur cette RS, il amène une fois encore la touche de puissance et le petit grain de folie qui manquait jusqu'à présent au flat à refroidissement liquide. C'est encore plus appréciable sur cette version RS qui a dans ses gênes la capacité d'offrir à son pilote une position de conduite et une rigueur de comportement propres à lui faire souder plus fort la poignée de droite et pencher plus loin dès que ça tournicote... Avec les chevaux et le couple en plus, ainsi qu'une souplesse accrue, on se régale littéralement à jouer avec ce moteur dans cette moto.






Au final, avec cette nouvelle version 1250, la RS réussit son pari d'améliorer la quasi-totalité de ce qui pouvait être critiqué sur sa devancière. Par ailleurs, les nouvelles finitions et coloris, comme celui de cette version Sport que j'ai testée, sont assez qualitatifs, voire originaux. Cette RS reste surtout l'une des dernières représentantes d'une catégorie presque complètement en voie de disparition, à savoir les Sport-GT. Rien que pour cela, elle mérite des éloges !

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