mardi 26 avril 2011

Pakopark !

Drôle de titre pour cette brève ? Un peu, mais ce n'est qu'un néologisme pour un Pâques au Parc plus en phase avec la réalité. On s'amuse avec les mots comme on peut...


Il fût une époque pas si lointaine (et bénie ?) où il ne fallait guère compter, un week-end de Pâques, trouver une place de parking au pied des rochers du Saussois et encore moins aux petits voisins du Parc. Cet âge d'or est bien révolu... preuve ce week-end où les deux étaient quasi aussi déserts que Gobi ! Dommage pour la maigre économie locale, tant mieux pour les grimpeurs en mal de tranquillité qui trouvent là maintenant un terrain de jeu vaste et libre. Nous en sommes et furent donc comblés...

Les rochers du Parc, dressés en pleine campagne verdoyante
C'est donc sur les rochers du Parc que nous avons jeté notre dévolu, histoire de profiter d'un pied généreusement ombragé par les grands arbres. C'est que le soleil cogne déjà en ce printemps ! Etonnamment, deux cordées occupent déjà le terrain. Pas grave, il reste de la place... Echauffement dans la ligne raide et physique de "La Yanou" qui profite de son orientation pour garder une ombre plus tardive, ce dont on ne se plaindra pas.


"La Yanou", un 6a+ rustique dans lequel une bonne paire de bras aide bien...



A côté de nous, quelques dizaines de mètres à gauche, des grimpeurs prennent le soleil dans une vieille classique, la fameuse "PJ". Avec sa cotation dérisoire de 4c, elle pourrait prêter à sourire. Néanmoins, je connais quelques grimpeurs habitués du sixième degré sur la résine des salles qui seraient bien incapables d'atteindre le relais en jonglant entre la patine extrême, l'engagement et la difficulté technique de cette simili-fissure bien moins dérisoire qu'elle ne le laisse croire...

Marc Lantelme à l'assaut de "La PJ", 4c qui se mérite !



Sur notre droite, c'est en anglais que nous entendons les exclamations monter. Une équipe de trois Britanniques découvrent en effet les joies de la grimpe locale... et semblent apprécier ! Le plus fort de la bande remonte l'esthétique pilier de "Symphonie pour cordes", un 6c à l'ampleur appréciable plus que son rocher dont la section initiale n'est pas parfaite.

La proue de "Symphonie pour cordes", joli 6c du Parc
Histoire de rester dans l'ombre, je propose à Delphine d'aller rendre visite à une voie qu'elle ne connaît pas (si si, il en reste quelques-unes...) : "Berimbau". Il s'agit d'un 7c+ hargneux que j'avais réalisé il y a 15 ans environ avec Hugo Alvarado et Alain Renaud. C'est court et bien senti, sur un caillou compact et assez pur. Dans un bombé prononcé, les prises de mains sont correctes (bidoigts et arquées), mais les pieds totalement nuls et assez mal placés. Bref, on est pile dans le style local ! Après une montée de repérage et une autre pour un essai avec des méthodes pas calées, c'est à la tentative suivante que la croix sera faite. Bravo, parce que ce n'est vraiment pas simple de réussir cette voie.

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