samedi 20 juin 2015

La Maurienne de col en col

J'ai une histoire un peu particulière avec la Maurienne. J'y ai passé environ une année pour le boulot il y a presque deux décennies, mais cela ne m'a guère laissé de souvenirs impérissables. Tout juste l'impression qu'on pourrait noyer les deux tiers inférieurs de la vallée, jusqu'à Aussois, que cela ne gênerait pas grand monde ! Alors oui, mais non ! Passant outre mes mauvais souvenirs et allant voir au delà du fond de vallée et ses usines qui puent, on découvre des merveilles. J'en ai (re)fait l'expérience ce jour... 

 Plutôt que d'atteindre la Maurienne en y entrant par Aiton, j'ai choisi d'arriver par le haut et une route que je ne crois pas avoir empruntée auparavant. Après avoir remonté le Grésivaudan jusqu'à Goncelin, je préfère monter vers Allevard, une route plus sympa que la vallée et Pontcharra. Première halte au bord du lac artificiel.



Pour ensuite rejoindre La Rochette, on passe par des gorges du Bréda. Quelques kilomètrès seulement, mais une bonne mise en jambes question roulage et joli cadre... A La Rochette, je bifurque vers la vallée des Huiles qui va me conduire jusqu'au col du Grand Cucheron.


D'ici, je plonge donc vers la basse vallée de la Maurienne. Objectif : rejoindre La Chambre pour monter au col de la Madeleine. Plus je monte vers la Madeleine et plus les nuages se font présents... et plus la température baisse ! Je suis parti en blouson et gants été bien ventilés et, à l'arrivée au col, je suis presque frigorifié ! Remarquez, les autres motards présents n'ont pas l'air vraiment plus réchauffés que moi, et pourtant ils sont mieux habillés !


J'avais prévu de redescendre partiellement pour trouver une oblique afin de rejoindre le col du Chaussy. Des cyclistes locaux rencontrés a l'improviste m'indiquent que la route est en travaux et donc fermée. Qu'à cela ne tienne, je redescends jusqu'à La Chambre, et c'est pas les célèbres lacets de Montvernier que j'attaque la montée au Chaussy.

Les célèbres lacets de Montvernier

Et quelle montée que celle du Chaussy... Superbes routes, paysages magnifiques, pas un chat : un moment bien agréable. Et en plus, le soleil est revenu, me permettant enfin de débrancher les poignées chauffantes !


Pas le choix, il faut descendre par la même route. Pour rejoindre St Jean de Maurienne, après Montvernier et pour éviter les lacets à la descente, je passe par Le Chatel et Hermillon, là encore un joli bout de route. Je traverse St Jean pour atteindre Villargondran. Hé oui, c'est ce n'est pas fini, loin de là ! Entre Villargondran et Albiez le Jeune, la route est une succession infinie d'épingles à cheveux entrecoupées de très courtes lignes droites. Hormis quelques zones fraîchement gravillonnées, c'est là encore un régal, d'autant que la route serpente en forêt pour une ambiance magique. A Albiez, je prends bien sûr en direction du col du Mollard, que je ne connais pas non plus.

Joli panorama depuis Albiez le Jeune

Dernier col de la journée à atteindre, la Croix de fer. Jusqu'à St Jean d'Arves, tout va bien, mais d'un seul coup, le ciel se fait très chargé et encore une fois la température s'effondre. Au col de la Croix de fer, le vent vient en rajouter dans l'ambiance presque hivernale. Les poignées chauffantes ont déjà repris du service, mais pour la descente vers Allemont, je me couvre d'un coupe-vent que j'ai heureusement gardé sous la selle de l'Integra !

Dans la descente vers Allemeont, un alpage enchanteur
En haut de cette route qui serpente, le col de la Croix de Fer
Toute cette partie entre la Croix de fer et Allemont est vraiment un pur régal autant pour les mirettes que pour le plaisir de roulage. Impossible de s'en lasser, même pour les plus blasés. Chaque passage ici est différent du précédent : les couleurs changent, de nouveaux détails du paysage surgissent à la faveur d'une lumière particulière, une surprise surgit au détour d'un virage (comme un troupeau de chèvres traversant la route, par exemple !). Bref, encore un grand moment. Ne reste plus que la formalité de la vallée de la Romanche pour me rapatrier vers mon chez moi. On a connu pire.

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