samedi 12 septembre 2015

Orgie de virages dans les alpes

Allez hop, c'est parti. Départ à 8h30 de Grenoble, sous un ciel plutôt dégagé. L'automne est en approche, il fait plus frais le matin et je vais faire cette balade avant que la neige ne vienne s'inviter sur les routes... et elle peut arriver vite !

Au col du Glandon
En prévision de passages de cols en altitude, j'ai remis la doublure dans ma veste textile Dainese, ça évitera de se cailler les miches. Comme d'habitude, ça commence par un bouchon vers Vizille, pas grave on double toute le monde en bécane ! Remontée de la vallée de la Romanche vers Bourg d'Oisans et on tourne à gauche vers Allemont où je fais une première halte rapide pour un ravitaillement tabac.

Dans le village d'Allemont, avant d'attaquer la montée vers le barrage de Grand Maison

Je ne m'éternise pas. Bin oui, j'ai oublié de vous dire : je dois être impérativement rentré à Grenoble à 17 heures... et le planning Google Maps de mon itinéraire ne colle pas avec ça. Il va falloir mettre un peu de gaz... Pour aller en Maurienne, je décide de changer un peu mes habitudes et, après Grand Maison, ce sera donc cette fois-ci par le col du Glandon et non par la Croix de fer que je passerai.

Le lac de Grand Maison encore endormi à l'ombre... j'y verrai des marmottes traverser la route !

La descente vers la vallée est une superbe route très très viroleuse, qui doit être encore plus appréciable dans le sens de la montée ! Je fais le plein d'essence à St Etienne de Cuines et enquille la remontée de la vallée jusqu'à St Michel de Maurienne. Objectif, le col du Galibier. La dernière fois que je suis monté, je n'avais pas pu passer au col lui-même (seul le tunnel était ouvert) à cause de restes de neige. Cette fois-ci, je ne manque pas de passer par le "sommet" après une ascension "le couteau entre les dents". Le six pattes a bien chanté ! Au col se trouvent de nombreux motards et cyclistes...

Les derniers lacets du Galibier, versant Maurienne...
Un groupe d'Allemands, tous en puissants maxitrails...


Brumes matinales pour un paysage féérique versant Briançon !
Là aussi je ne traîne pas trop. En plus, il y fait bien frais (7°C) et il y a du vent. Direction Briançon via le col du Lautaret, puis j'enchaîne sur le col d'Izoard et de la Casse déserte. Le lieu est toujours aussi magique, tel que dans mon souvenir bien que cela fasse au moins une trentaine d'années que je n'y sois pas venu. Très peu de monde sur ce tronçon, une route parfaite, les ingrédients sont réunis pour là encore visser la poignée en toute sérénité et sans abus...


Au col de l'Izoard


La Casse déserte, un des plus incroyables lieux des alpes ! 
La descente se poursuit jusqu'à Guillestre. Vu l'heure, j'estime avoir le temps de pousser jusqu'au col de Vars ! On ne va quand même pas s'arrêter en si bon chemin, hein ? Comme dans la montée de l'Izoard, assez peu de monde ici. La météo a un peu tourné, le ciel s'est chargé mais ne menace pas. En revanche, il ne fait pas chaud, les cyclistes doivent avoir les cuisses qui picotent un peu...



Au col de Vars, sous la grisaille et dans la fraîcheur déjà automnale
Peu avant d'atteindre Barcelonnette, je passe par Jausiers et tombe sur le panneau indiquant le col de la Bonnette. 23 malheureux km ! Mais ça fait donc 46 aller-retour. Je regarde le temps qu'il me reste... C'est faisable, mais vraiment très très juste. Pas envie de me mettre au tas en voulant trop en faire, malgré la frustration je continue ma route. La Bonnette, ce sera pour une autre fois. À Barcelonnette, je suis une nouvelle fois surpris par le nombre d'hôtels particuliers que compte ce bourg. L'histoire particulière des lointains émigrés de la ville explique pourtant bien ce phénomène architectural... Certains bâtiments ne manquent pas d'originalité...


Allez, c'est pas tout ça, mais je ne suis pas encore rentré moi. Il reste pas mal de bornes à faire, mais c'est désormais bien plus roulant. Le K16 retrouve son territoire de prédilection : grandes courbes à gogo ! Direction Gap en passant au dessus de la branche sud du lac de Serre Ponçon.


Puis de Gap, col Bayard et feu flamme jusqu'à Grenoble où j'arrive avec une heure d'avance sur mon "plan de vol". Ha oué, en fait j'ai quand un peu enroulé du câble ! Une excellente journée qui laisse de belles images dans la tête ! Bilan du jour : 460 km en 7h30, amplitude de températures de 22° (de 7 à 29 !), trois marmottes évitées et des dizaines de BMW GS croisées (quasiment une moto sur deux des gens croisés !!!)

 Je vous livre ici mon parcours du jour : https://goo.gl/maps/7WjFZ

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire