lundi 11 mai 2020

Le Top 10 des 7c de la cuvette (et ses rebords...)

Avec toutes les voies du 6 a au 7b qu'on vous a déjà suggérées dans les jours précédents, vous devriez maintenant être prêts et entrainés pour attaquer de front cette sélection de 7c qui va picoter les phalanges ! Si ce n'est pas le cas, retournez à la case départ !

1 - Les choses de la vie, Saint Égrève De la pure dalle comme on adore... ou on déteste ! Le secteur Babylone régalera ceux qui aiment, avec ces lignes lisses où trouver chaque prise est déjà un combat. Les choses de la vie est sans doute la plus abordable du lot des lignes dures du mur, du fait de sa première partie finalement assez aisée et un très bon repos au milieu. En revanche, le crux est vraiment délicat, avec des méthodes à caler au millimètre pour ne pas se retrouver en PLS bien au dessus du dernier point. Ha oui, c'est un détail que j'avais omis de préciser : certes ce n'est pas la plus dure, en revanche c'est "un peu" engagé ! Une fois votre première approche formalisée dans cette voie, il ne vous restera plus qu'à vous coltiner toutes ses voisines de gauche, encore plus exigeantes, de quoi rappeler à certains que les 7b et 7c, ça peut déjà être extrême.

©Tata La Cuvette
2 - Obélix, Tina Dalle
Dans la progression logique à Tina Dalle, après avoir fait Coulée douce (7a+), on s'essaye à Obélix. C'est qu'on y trouve quasiment le même profil et la même architecture de voie (un départ qui chauffe, un crux au milieu, un repos et une fin en continuité)... mais tout en plus dur ! C'est en particulier le cas du crux médian qui, s'il laisse la place à plusieurs méthodes, est toujours aussi pauvre en prises de pieds et obligatoire (un point au départ de la section, un autre à la fin cinq mètres plus haut). La sortie du repos dans la petite grotte pourra aussi être source d'émotion, du fait de la disparition d'un point au rééquipement (encore !) qui oblige à aller chercher bien loin le suivant. Les plus inquiets et les moins téméraires se muniront d'une sangle fine à mettre en place sur une lunule au repos, ça les rassurera !

3 - Malichigdane, DJ Face
Comme souvent à la DJ Face, cette voie ressemble à un long voyage. Comme souvent à la DJ Face, il vous faudra mettre en oeuvre toute votre technique, votre continuité et votre sens de l'itinéraire pour vous en sortir. Comme souvent à la DJ Face, il sera aussi nécessaire d'avoir un mental solide pour être capable de grimper sereinement en étant un peu loin des points. Comme souvent à la DJ Face, il ne faudra rien lâcher jusqu'au bout pour avoir une chance de clipper la chaine. Et comme souvent à la DJ Face, Malichigdane sera une voie qui vous marquera pour un bon moment !

4 - Espèce d'espace, Les Saillants
C'est la voie de référence du secteur. Un superbe mur coloré de près de 25 mètres pour un gros combat de résistance, jusqu'au tout dernier centimètre (clippage de relais obligatoire, cela va sans dire mais quand même mieux en le disant) ? Cette voie a coûté bon nombre d'essais à bien des grimpeurs et pas des moindres. Un pas de bloc un poil inconfortable en bas, une section sur croutes et petites verticales, de la rési avec des grands mouvements physiques sur trous et un gros mental pour résister aux quelques derniers mètres qui n'en finissent plus... Bref, un véritable condensé de ce que la nature a de mieux à offrir aux grimpeurs exigeant que vous êtes.
©Tata La Cuvette
5 - Le fou des échecs, Saint Pancrasse
Il fut une époque lointaine où les quelques voies du secteur du Balcon n'étaient accessibles que par un rappel par le haut et au prix d'un relais suspendu. Ça leur donnait un certain cachet supplémentaire... Désormais, des premières longueurs ont été tracées pour y accéder, mais ces voies n'ont rein perdu de leur superbe. Le fou des échecs est la plus belle car c'est celle qui remonte cet incroyable mur gris perché en son centre, là où il est le plus monolithique. Mais avant d'atteindre cette partie où l'on évoluera sur de petites prises sculptées, il aura fallu surmonter le redoutable bombé de départ. Tonique et dynamique, celui-ci aura tôt fait de vous mettre les bras au carré pou attaquer la suite déjà un peu secoué...

6 - Cousin cousine, l'Aulp du Seuil
La voie n'est pas très longue (une petite vingtaine de mètres), mais une fois au sommet de cette voie, on hésitera sans doute entre soulagement et frustration. Soulagement, parce que le dévers prononcé, les trous abrasifs et les grands mouvements tout en résistance vous auront bien martyrisé et essoufflé. Frustration parce que c'est tellement classe à grimper qu'on apprécierait volontiers que la ligne fasse encore 10 ou 15 mètres de plus pour en profiter plus longtemps. Alors si vous êtes plus frustré que soulagé, jetez-vous sans retenue sur les autres voies du secteur, toutes aussi belles ou presque !

7 - Fucking Dédé, Satan
Une des premières voies à avoir été équipée à Satan et d'entrée une ligne majeure. Après quelques mètres de marche d'approche facile, on est immédiatement mis dans l'ambiance avec une entrée en matière bien bloc sur réglettes. Puis on enquille directement sur une bonne section physique avec de grands mouvements qui conduisent au clou du spectacle. Un petit rétablissement et zou, on se retrouve dans un somptueux mur dalle dans lequel il va falloir zigzaguer au mieux. Ça demeure complexe et technique jusqu'au relais, restez bien concentré ! Et au fait, saurez-vous reconnaître le Dédé à qui il est fait allusion ?

8 - Nulle part et ailleurs, Espace Comboire
Attention mythe... et ne vous laissez pas avoir en pensant, qu'avec sa voisine de gauche (le superbe de complexité 7b+ Délit d'initié), ces deux voies sont les portes d'entrée ou les voies d'échauffement du secteur, avant d'aller vous attaquer à une des voies en 8 de la célèbre vire de Sidi. L'erreur serait de sous-estimer la première partie tout en conti sur un superbe rocher. Sans repos, il faudra ensuite changer de filière et enquiller une redoutable section, très intense pour les doigts pour se rétablir sous le relais. Pour le clipper, il faudra rester concentré sur ces minuscules gouttes et faire fi du dernier point qui s'éloigne de plus en plus sous les pieds. Pour que le bonheur soit total, il faudra bien sûr s'abstenir de faire usage du bout de rallonge qui pendouille du relais, une fâcheuse et récente manie de certains grimpeurs... 
©Tata La Cuvette
9 - Du rêve en poudre, Roche Brune
On l'a déjà évoqué dans des Top 10 précédents, mais autant le redire ici : Roche Brune offre ce petit bonus qu'est le parfum d'aventure entourant l'escalade qu'on y pratique. D'abord parce qu'il faut commencer par descendre en rappel pour accéder aux voies. Ensuite parce que l'on n'y croisera quasiment jamais personne. Enfin parce que l'équipement fait parfois un peu old school. Sur ce dernier point, il n'en sera rien dans ce 7c, rassurez-vous. En revanche, je parie que vous serez surpris, une fois au pied du mur, par son aspect lisse. De fait, il n'y a pas que son aspect, il s'agit bien d'un calcaire gris ultra-compact et gris qui rappellera certains morceaux du Verdon, rien de moins. Rien que le fait de dire cela, ça vous indique à quoi vous devez vous attendre en termes de grimpe : technique, à doigts et pas facile à vue !

10 - Les orbes fatales, Crossey
Dans la pure lignée du précédent opus en 7b de Festina lente (du même secteur). Même si le mur se redresse, on reste sur le même style d'escalade : on passe d'une ligne de verticales à une autre avec des grands mouvements techniques et physiques où vous saurez apprécier l'efficacité de la gomme de vos chaussons. La section finale se redresse encore plus et devient légèrement déversante, les réglettes s'éloignent toujours plus et vos avant-bras n'en finiront plus de gonfler. Une superbe ligne de continuité dans le style typique du secteur. À noter que la sortie de droite permet de faire perdurer le plaisir en rajoutant encore quelques mètres de grimpe supplémentaires sur prises et rondeurs à travailler.

©Tata La Cuvette

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